Luanda - La situation en République Centrafricaine (RCA) a dominé, vendredi, à New York, la rencontre entre le représentant permanent de l'Angola auprès des Nations Unies, Francisco da Cruz, et le chef de la Revue Stratégique Indépendante de la MINUSCA, Edmond Mulet.
La MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine) existe depuis 10 ans.
Les deux interlocuteurs ont souligné les progrès réalisés en matière de dissolution des groupes armés et des processus politiques, qui ont permis la restauration de l'autorité de l'Etat sur plus de 85% du territoire national.
Selon un communiqué parvenu à l'Angop, les interlocuteurs ont reconnu les défis à surmonter, notamment dans certaines zones du pays, où il y a une présence de groupes armés, motivés par le pillage des minerais et les activités illégales.
D'autre part, l'Ambassadeur Francisco da Cruz a salué et encouragé les efforts déployés par les autorités centrafricaines pour parvenir à la paix dans ce pays.
Il a rappelé que, dans le cadre de ses responsabilités, en tant que président de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), l'Angola a tenu, le 16 septembre 2021, à Luanda, le Sommet des chefs d'État et de gouvernement qui a adopté la Feuille de route conjointe pour la paix.
Il a ajouté que sa mise en œuvre a enregistré des progrès significatifs, visant à promouvoir la paix et la sécurité dans ce pays, « ce qui constitue un gain pour la stabilité de la région ».
Dans le même sens, a-t-il indiqué, en octobre 2023, le Comité Stratégique de Supervision du Processus Politique de Paix en RCA a procédé à une évaluation du processus, vérifiant les progrès dans la mise en œuvre de l'Accord de Paix et l'accomplissement de certaines tâches de six axes contenus dans la feuille de route.
Il a rappelé que la Feuille de route prévoit l'engagement avec les dirigeants des groupes armés, le cessez-le-feu, le programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration, la réforme du secteur de la sécurité, le contrôle des frontières et le processus politique.
De son côté, Edmond Mulet a indiqué que la MINUSCA cherche à mener un travail en toute indépendance.
Il a salué le niveau de stabilité et d'évolution politiques en RCA, qui a déjà organisé deux élections, la troisième élection prévue pour 2025 étant en préparation.
Il a défendu un examen stratégique comme étant crucial pour garantir la cohérence et la pertinence du mandat.
Par la résolution 2709 (2023), le Conseil de sécurité a demandé au Secrétaire général de fournir, d'ici le 15 août 2024, un examen stratégique indépendant de la MINUSCA contenant des recommandations détaillées sur l'éventuelle reconfiguration du mandat.
VIC/SB